Unité des chrétiens: « Poursuivre le chemin dans l’espérance »

Première rencontre avec les responsables d’autres chrétiens

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ROME, Lundi 25 avril 2005 (ZENIT.org) – L’orientation du pontificat est donnée, pour ce qui est de l’unité des chrétiens: Benoît XVI veut « poursuivre le chemin dans l’espérance ».



Le pape a en effet reçu ce matin en la salle Clémentine du palais apostolique les responsables des autres confessions chrétiennes et des autres religions présentes à Rome à l’occasion de l’inauguration de son pontificat (cf. Zenit 24 avril). Une rencontre d’autant plus émouvante que c’est la salle du dernier adieu à Jean-Paul II.

Le pape a réaffirmé avec force l’engagement de l’Eglise catholique à travailler pour l’unité des chrétiens. Il a remercié les représentants des religions qui ont voulu être présents pour l’inauguration de son pontificat , le 24 avril, mais aussi pour le dernier hommage à Jean-Paul II, le 8 avril.

Sur les pas de mes prédécesseurs, en particulier Paul VI et Jean-Paul II, disait le pape en substance et en italien, j’ai besoin de réaffirmer avec force l’engagement irréversible pris par le concile Vatican II à marcher sur le chemin de l’unité des chrétiens.

« Le chemin de la pleine communion voulue par Jésus pour ses disciples » implique « une docilité concrète afin que l’Esprit donne aux Eglises courage, douceur, fermeté, et espérance pour conquérir ce but ».

Cela suppose aussi, ajoutait le pape, une prière continuelle pour obtenir du Bon Pasteur le don de l’unité de son peuple: « En vous saluant, disait-il, je voudrais rendre grâce au Seigneur qui nous a bénis par sa miséricorde et qui a infusé en nous une disposition sincère à faire nôtre sa prière: Ut unum sint (« Que tous soient un » ). Il nous a rendus toujours plus conscients de l’importance de marcher ensemble vers la pleine communion ».

« Avec une amitié fraternelle, continuait le pape, nous pouvons échanger les dons reçus de l’Esprit et nous nous sentons poussés à nous encourager mutuellement pour annoncer le Christ et son message au monde, qui apparaît souvent aujourd’hui troublé et inquiet, inconscient et indifférent ».

Beaucoup a déjà été fait sous le pontificat de Jean-paul II, a souligné Benoît XVI, en ajoutant que la participation au deuil de l’Eglise à l’occasion de la disparition de son pasteur a démontré « combien la passion commune pour l’unité est vraie et grande ».

En français, le pape ajoutait ces réflexions: « Notre rencontre de ce jour est particulièrement significative. Elle permet avant tout au nouvel Évêque de Rome, Pasteur de l’Église catholique, de répéter à tous, avec simplicité: Duc in altum! Allons de l’avant dans l’espérance. Sur les traces de mes Prédécesseurs, en particulier Paul VI et Jean-Paul II, je ressens fortement le besoin d’affirmer de nouveau l’engagement irréversible, pris par le Concile Vatican II et poursuivi au cours des dernières années grâce aussi à l’action du Conseil pontifical pour la Promotion de l’Unité des Chrétiens. Le chemin vers la pleine communion voulue par Jésus pour ses disciples comporte dans une docilité concrète à ce que l’Esprit dit aux Églises, courage, douceur, fermeté et espérance de parvenir au but. Il comporte par-dessus tout la prière insistante et d’un même cœur, pour obtenir du Bon Pasteur le don de l’unité pour son troupeau ».

Il ajoutait, toujours en français : « Comment ne pas reconnaître avec un esprit de gratitude envers Dieu que notre rencontre a aussi la signification d’un don déjà accordé ? En effet, le Christ, le Prince de la Paix, a agi au milieu de nous, il a répandu à pleines mains des sentiments d’amitié, il a atténué les discordes, il nous a enseigné à vivre avec une plus grande attitude de dialogue, en harmonie avec les engagements propres à ceux qui portent son nom. Votre présence, chers Frères dans le Christ, au-delà de ce qui nous divise et qui jette des ombres sur notre communion pleine et visible, est un signe de partage et de soutien pour l’Évêque de Rome, qui peut compter sur vous pour poursuivre le chemin dans l’espérance et pour croître vers Lui, qui est la Tête, le Christ ».