Uruguay: La concorde et la paix, "bien commun des peuples"

M. Perez del Castillo, nouvel ambassadeur près le Saint-Siège

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CITE DU VATICAN, Vendredi 6 septembre 2002 (ZENIT.org) - Toujours chercher la paix entre les Nations et la concorde entre les peuples, "pour le bien commun des peuples": c'est autour de ce thème que s'articule le message de Jean-Paul II au nouvel ambassadeur et à sa Nation.



Le pape a en effet reçu ce matin au palais apostolique de Castelgandolfo M. Daniel Pérez del Castillo, nouvel ambassadeur d'Uruguay près le Saint-Siège, qui lui présentait ses lettres de créance.

Face aux "nouvelles inquiétudes inattendues" qui troublent le début de ce IIIe millénaire, l'Eglise, rappelait Jean-Paul II, exhorte "avec force et nécessité" à rechercher "des relations pacifiques entre les différentes Nations". Jean-Paul II a ainsi souligné la valeur absolue de la concorde entre les peuples.

Et pour atteindre cet objectif, le pape indique le moyen du "dialogue continu", soutenu par la "collaboration de tous".

Le dialogue, expliquait Jean-Paul II, est le chemin qui conduit "au bien commun de la société".

Rappelant que le message chrétien exhorte à mettre sa confiance dans la "capacité de l'être humain, avec l'aide de Dieu", le pape a cependant mis en garde: "au moment où l'on obtient des progrès", il faut toujours avoir à l'esprit qu'il s'agit de "résultats transitoires, susceptibles d'amélioration".

Jean-Paul II mettait ainsi l'accent sur le rôle de l'Eglise dans la recherche du "bien commun des peuples". Cette mission comporte ainsi la "collaboration avec les autorités civiles, sans prétendre usurper les compétences d'autrui", mais en promouvant ces valeurs qui sont l'âme d'une Nation et qui favorisent la démocratie".

En exprimant sa vive gratitude pour l'affection que lui manifeste toujours le peuple uruguayen, en particulier lors de ses deux visites en avril 1987 et en mai 1988, le pape s'est ensuite intéressé à a difficile situation socio-économique du pays.

"Il est opportun de rappeler, disait le pape, que la situation sociale ne s'améliore pas en recourant exclusivement à des moyens techniques". Il faut en effet respecter, continuait le pape, "la dimension éthique de la personne, de la famille et de la société".

Jean-Paul II indiquait les qualités nécessaires aux protagonistes du progrès social: "honnêteté, austérité, responsabilité pour le bien commun", mais aussi "solidarité, esprit de sacrifice, et culture du travail".

Ces valeurs, soulignait le pape, sont nécessaires à un "développement intégral pour tous les membres de la communauté nationale".

Ce progrès peut être corroboré par une assistance qui ne réduise pas la personne dans le besoin "uniquement à un objet", mais qui "l'aide à sortir de sa situation précaire, en promouvant sa dignité en tant que personne humaine".

Cette dignité, expliquait Jean-Paul II, trouve sa force dans les "droits fondamentaux de la personne" qui "ne peuvent pas être sacrifiés en vue d'objectifs considérés de façon erronée comme des bénéfices". "Ce serait atteindre à la dignité de tout être humain".

Le nouvel ambassadeur est diplômé de l'Université catholique chilienne de Valparaiso. Il est l'auteur d'essais de politique internationale. Il a auparavant été ambassadeur en Pologne. Dans son discours, il apportait l'assurance que son gouvernement intensifierait la coopération avec le Saint-Siège pour la promotion de la paix, la lutte contre la pauvreté et la défense des droits de l'homme.