USA : L'Église inquiète face à une « nouvelle menace à la conscience »

Le président du comité pro-vie interpelle le gouvernement

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ROME, Vendredi 22 juillet 2011 (ZENIT.org) – Le président du comité pro-vie des évêques des Etats-Unis dénonce une recommandation de l’Institut de médecine qui autorise la stérilisation chirurgicale et les médicaments abortifs dans les polices d’assurance santé privées.

Cette plainte du cardinal Daniel DiNardo, archevêque de Galveston-Houston, fait l’objet d’une déclaration diffusée mardi 19 juillet. Il y rappelle que « la grossesse n’est pas une maladie et la fertilité n’est pas un état pathologique ».

Elle fait suite à la recommandation de l'Institut de médecine au département pour la santé et les services humains (HHS) d’autoriser la couverture de la stérilisation chirurgicale et de toutes les formes de contrôle des naissance approuvées par la Food and Drugs Administration (FDA) dans les programmes d’assistance de santé de toute la nation.

Le cardinal voit dans ces recommandations « l’avancée d’une idéologie qui va au-delà de tout examen objectif des besoins médicaux touchant les femmes et les enfants »

Selon lui, une telle couverture santè à un coût. « Sans une protection légale suffisante relative aux droits de conscience, un autorisation de ce genre obligerait tous les hommes, toutes les femmes et tous les enfants à en subir le poids, tout en violant les profondes convictions morales et religieuses de beaucoup ».

Le cardinal estime que l’Institut de médecine « a perdu une occasion de promouvoir une assistance meilleure pour les femmes », qui précise-t-il, « soit une affirmation de la vie et où la compassion aurait sa place ».

Il a donc appelé le gouvernement à « se concentrer sur la nécessité pour tous les américains, y compris les immigrés et les pauvres, d’avoir accès à une couverture médicale de base, et non sur l’autorisation de pratiques facultatives controversées ». Il invite à « veiller à ce que celle-ci ne porte pas atteinte au bien des femmes et des enfants, à la conscience des employeurs, des travailleurs et des fournisseurs du service médical et au bien commun ».