Verdiane, du chemin de Saint-Jacques à la réclusion

Par amour du Christ

Rome, (Zenit.org) Anita Bourdin | 1169 clics

Le martyrologe romain fait aujourd’hui mémoire de la bienheureuse Verdiane, italienne, disciple de saint François d’Assise (1182-1242).

Verdiane naquit en Toscane, à Castelfiorentino, dans la noble famille des Attavanti, en 1182, l’année de la naissance de saint françois d’Assise. Elle fut éduquée dans la maison d’un oncle richissime, alors que la famine frappait le peuple: elle se mit à secourir les pauvres et les malades si bien que déjà on l’appelait “la petite sainte”. Elle, recherchait  la volonté de Dieu.

C’est ainsi qu’elle prit, comme des miliers de pèlerins, la route de Saint-Jacques de Compostelle. A son retour, elle poussa parmi la foule son chemin jusqu’au tombeau des Apôtres Pierre et Paul, à Rome: elle se recuillit aux catacombes et au Colisée.

Désormais, ses yeux ont vu les beautés de la création, de l’art, de la sainteté et du martyre, et elle en est sûre: elle doit être elle aussi toute à Dieu, dans la solitude, à Castefiorentino.

Elle choisit de faire construire sa cellule, à côté d’un oratoire dédié au saint ermite du désert de la     Thébaïde, saint Antoine abbé. Revêtue de la bure des ermite, elle s’y installe et fait murer la porte: la voyageuse se fait recluse. Une simple ouverture lui permet de recevoir de la charité d’autrui le pain et l’eau quotidiens, de participer à la sainte liturgie, de se confesser et de recevoir la communion.

Mais son confesseur et conseiller spirituel n’est pas le seul à lui rendre visite: les pauvres et  les affligés viennent chercher auprès d’elle le réconfort, des conseils, des paroles de consolation.

En 1221, un visiteur se présente, revêtu d’un sac et ceint d’une corde: ils se reconnaissent frère et sœur dans le Christ. C’est saint François d’Assise. Il l’accueille dans l’Ordre des frères et des sœurs de la Pénitence qu’il venait de fonder cette année-là.

A soixante ans, en 1642, Verdiane remit son âme à Dieu, et, en sa mémoire, l’on construisit à l’emplacement de sa cellule une belle église. De son vivant déjà, sa prière avait obtenu des miracles, qui continuèrent après sa mort.