Vérité, accueil et réconciliation, conditions de la communion, déclare le card. Ricard

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ROME, Dimanche 10 septembre 2006 (ZENIT.org) – « La communion fraternelle dans l’Eglise implique vérité, accueil de l’autre et réconciliation », rappelle dans un communiqué le cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux, évêque de Bazas et président de la conférence des évêques de France, à l’occasion de l’érection canonique de la Fraternité du Bon Pasteur, rassemblant des séminaristes autour de cinq prêtre ayant naguère appartenu à la Fraternité Saint-Pie X, fondée par Mgr Marcel Lefebvre (cf. http://catholique-bordeaux.cef.fr).



COMMUNIQUE A PROPOS DU NOUVEL INSTITUT DU BON PASTEUR

En cette fête de la Nativité de la Vierge vient d’être érigé à Rome le nouvel INSTITUT du BON PASTEUR. Il s’agit d’une société de vie apostolique de droit pontifical qui est composée de membres attachés aux formes de la liturgie en vigueur en 1962. La plupart ont appartenu à la Fraternité Saint Pie X mais ont souhaité vivre en pleine communion avec le siège de Rome. Cet Institut regroupe des prêtres qui veulent « exercer leur sacerdoce dans la Tradition doctrinale et liturgique de la Sainte Eglise Catholique Romaine ».

Depuis le début de son pontificat, le pape BENOÎT XVI a porté le souci d’un retour à la pleine communion de ceux qui ont suivi Mgr Lefebvre et a désiré faire des gestes d’accueil à leur égard. C’est dans ce sens qu’a été manifestement prise par le Pape lui-même la décision d’ériger ce nouvel Institut. Il y a dans cette décision la volonté de proposer une expérience de réconciliation et de communion qui devra encore s’affermir et s’approfondir dans les faits. C’est pourquoi les statuts de cet Institut sont ad experimentum pour une période de 5 ans.

Nous partageons profondément ce souci de réconciliation et de communion du Pape et nous accueillons filialement sa décision.

A Bordeaux, la présence de cet Institut appelle une convention entre cet Institut et le diocèse, comme c’est le cas d’ailleurs pour tout autre institut. L’élaboration de cette convention est encore à faire. Il faudra préciser les modalités de la présence et de la mission de cet Institut et les conditions qui y seront mises. Une information sera donnée en son temps. Tout un travail de pacification, de réconciliation et de communion est encore à faire car la violence a marqué jusqu’à ces derniers mois les relations de plusieurs membres de cet Institut avec l’Eglise diocésaine. Il faudra que chacun y mette du sien.

La communion fraternelle dans l’Eglise implique vérité, accueil de l’autre et réconciliation. Elle est un don de Dieu. Elle nous est offerte par le Christ, qui sur la croix a « tué la haine » (Ephésiens 2, 16). Seule la prière peut l’obtenir pour tous.

Bordeaux, le 8 septembre 2006

+ Jean-Pierre cardinal RICARD

Archevêque de Bordeaux
Evêque de Bazas