Veux-tu être mon disciple ? Veux-tu être mon ami ?"

Les jeunes accueillent le pape François à  Copacabana

Rio de Janeiro, (Zenit.org) Pape François | 963 clics

"Veux-tu être mon disciple ? Veux-tu être mon ami ? Veux-tu être un témoin de mon Évangile ?": le pape François a posé cette question au Nom du Christ au million de jeunes rassemblés autour de lui, sur la plage qui porte le nom de la Vierge de Copacabana, pour le coup d'envoi du grand triduum des JMJ, ce jeudi soir, 25 juillet. Puis il a ajouté: "Mon cœur de pasteur vous étreint tous avec une affection sans limite"

Mais avant de continuer son discours, le pape a mentionné la mort de Sophie Morinière et les jeunes Français blessés dans l'accident de car en Guyane la semaine dernière, demandant un minute de silence.

Le pape a ensuite mentionné ses deux prédécesseurs: Jean-Paul II et ses paroles à la JMJ de Buenos Aires en 1987, et Benoît XVI qu'il a fait applaudir, soulignant qu'il suivait la JMJ à la télévision.

Allocution du pape François

(mais quelque improvisation peut nous avoir échappé)

Chers jeunes, Bonsoir !

Je vois en vous la beauté du visage jeune du Christ et mon cœur est plein de joie ! Je me souviens des premières Journées mondiales de la Jeunesse au niveau international.

Elles furent célébrées en 1987 en Argentine, dans ma ville de Buenos Aires. Je garde vivantes en mémoire ces paroles du bienheureux Jean-Paul II aux jeunes : « J’attends beaucoup de vous ! J’attends surtout que vous renouveliez votre fidélité à Jésus Christ et à sa croix rédemptrice » (Discours aux jeunes, 11 avril 1987: Insegnamenti, X/1 (1987), p. 1261). 

Avant de continuer, je voudrais rappeler le tragique accident en Guyane française où a perdu la vie la jeune Sophie Morinière, et où d’autres jeunes ont été blessés. Je vous invite à faire une minute de silence et à adresser à Dieu notre prière pour Sophie, pour les blessés et pour leurs familles.

Cette année les Journées reviennent pour la seconde fois en Amérique latine. Et vous, jeunes, vous avez répondu si nombreux à l’invitation du Pape Benoît XVI qui vous avait convoqués pour la célébrer. Nous le remercions de tout cœur ! nous l'applaudissons.

Avant de partir, il m'a dit: "Je vous accompagnerai au Brésil dans votre voyage et je vous suivrai par la télévision". Il nous regarde il nous voit !

Mon regard s’étend sur cette grande foule : vous êtes si nombreux ! Vous venez de tous les continents ! Vous êtes souvent éloignés non seulement géographiquement, mais aussi du point de vue existentiel, culturel, social, humain. Mais aujourd’hui vous êtes ici, ou plutôt aujourd’hui nous sommes ici, ensemble, unis pour partager la foi et la joie de la rencontre avec le Christ, dans le fait d’être ses disciples.

Cette semaine, Rio devient le centre de l’Église, son cœur vivant et jeune, parce que vous, vous avez répondu avec générosité et courage à l’invitation que Jésus vous a faite de demeurer avec lui, d’être ses amis.

Le train de ces Journées mondiales de la Jeunesse est venu de loin et a traversé tout le Brésil en suivant les étapes du projet « Botta Fé – Mets la foi ». Aujourd’hui, il est arrivé à Rio de Janeiro. 

Du Corcovado, le Christ Rédempteur nous ouvre ses bras et nous bénit. En regardant la mer, la plage et vous tous, il me revient à l’esprit le moment où Jésus a appelé les premiers disciples à le suivre sur la rive du lac de Tibériade. Aujourd’hui, Jésus demande à chacun de nous encore : veux-tu être mon disciple ? Veux-tu être mon ami ? Veux-tu être un témoin de mon Évangile ? Au cœur de l’Année de la Foi ces questions nous invitent à renouveler notre engagement de chrétiens. Vos familles et les communautés locales vous ont transmis le don immense de la foi, le Christ a grandi en vous. Aujourd’hui je suis venu pour vous confirmer dans cette foi, la foi au Christ vivant qui demeure en vous, mais je suis venu aussi pour être confirmé par l’enthousiasme de votre foi !

Vous savez que dans la vie d’un évêque, il y a beaucoup de problèmes qui demandent à être résolus. Et avec ces problèmes et ces difficultés, la foi d’un évêque peut devenir triste. C’est moche d’être un évêque triste ! C'est moche! Pour que ma foi ne soit pas triste, je suis venu ici pour être contaminé par votre enthousiasme à tous !

Je vous salue tous avec grande affection. À vous, rassemblés ici des cinq continents, et à travers vous, à tous les jeunes du monde, spécialement à ceux qui n’ont pu venir à Rio de Janeiro mais qui sont reliés par la radio, la télévision ou Internet, je dis : bienvenue à cette grande fête de la foi ! 

En ce moment même, dans les diverses parties du monde, tant de jeunes nous ont rejoints pour vivre ensemble cet événement : sentons-nous unis les uns aux autres dans la joie, l’amitié et la foi. Et soyez-en sûrs : mon cœur de pasteur vous étreint tous avec une affection sans limite. Le Christ Rédempteur, du sommet du Corcovado nous accueille dans cette magnifique ville de Rio !

Je désire saluer le Président du Conseil Pontifical pour les Laïcs, le cher infatigable Cardinal Stanisław Ryłko, et tous ceux qui travaillent avec lui. Je remercie Monseigneur Orani João Tempesta, Archevêque de São Sebastião do Rio de Janeiro, de la cordialité par laquelle il m’a accueilli Je désire dire que les carioca savent bien recevoir! Je désire remercie  du grand travail accompli avec les divers diocèses de cet immense Brésil pour la préparation de ces Journées mondiales de la Jeunesse. J’ exprime ma reconnaissance à toutes les autorités nationales, gouvernementales et locales, et à tant d’autres qui se sont impliqués pour permettre ce moment unique de célébration de l’unité, de la foi et de la fraternité.

Merci à mes frères Évêques, aux prêtres, aux séminaristes, aux personnes consacrées et aux fidèles laïcs qui accompagnent les jeunes, des diverses parties de notre planète, dans leur pèlerinage vers Jésus. À tous et à chacun j’offre mon affection dans le Seigneur. Avec Jésus et en Jésus.

Frères et amis, bienvenue aux XXVIIIe Journées mondiales de la Jeunesse, dans cette merveilleuse ville de Rio de Janeiro !