Via Crucis : Notre Dieu n’est pas un Dieu lointain, il a un cœur, affirme Benoît XVI

Méditation à la fin du Chemin de Croix, au Colisée

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ROME, Vendredi 23 mars 2007 (ZENIT.org) – Nous publions ci-dessous le texte de la méditation que le pape Benoît XVI a prononcée après le Chemin de Croix qu’il a présidé ce vendredi saint, au Colisée, à Rome.


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Chers frères et sœurs,

En suivant Jésus sur le chemin de sa Passion, nous voyons non seulement la Passion de Jésus, mais nous voyons tous ceux qui souffrent dans monde. Et c’est la profonde intention de la prière du Chemin de Croix : ouvrir nos cœurs, nous aider à voir avec le cœur. Les Pères de l’Eglise considéraient que le plus grand péché du monde païen était son insensibilité, sa dureté de cœur, et ils aimaient la prophétie du prophète Ezéchiel : « J’ôterai de votre chair le cœur de pierre et je vous donnerai un cœur de chair » (Ez 36, 26). Se convertir au Christ, devenir chrétien signifiait recevoir un cœur de chair, un cœur sensible à la passion et à la souffrance des autres. Notre Dieu n’est pas un Dieu lointain, intouchable dans sa béatitude. Notre Dieu a un cœur, il a même un cœur de chair. Il s’est fait chair précisément pour pouvoir souffrir avec nous et être avec nous dans nos souffrances. Il s’est fait homme pour nous donner un cœur de chair et pour réveiller en nous l’amour pour ceux qui souffrent, pour les personnes dans le besoin.

Prions en cette heure le Seigneur pour toutes les personnes qui souffrent dans le monde, prions le Seigneur afin qu’il nous donne vraiment un cœur de chair, qu’il fasse de nous des messagers de son amour non seulement par les paroles mais par toute notre vie. Amen

© Copyright du texte original en italien : Librairie Editrice Vaticane
Transcription de l’italien et traduction : Zenit