VIe Festival international du cinéma spirituel “Tertio Millennio” (2-11 décembre)

Réflexion du cardinal Poupard

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CITE DU VATICAN, Jeudi 5 décembre 2002 (ZENIT.org) - Le cardinal Poupard présente, au micro de Radio Vatican (www.radiovaticano.org) le VIe Festival du Film spirituel actuellement en cours à Rome et en souligne les enjeux éthiques.



“Les motivations de cette initiative sont désormais bien connues: en effet cette rencontre, unique en son genre, se répète année après année. Promue par deux dicastères de la curie romaine, c’est une occasion de rencontre pour les producteurs, les acteurs, les critiques représentant le public du monde entier”, expliquait le cardinal Paul Poupard, président du conseil pontifical de la Culture, co-organisateur de ce festival, avec le conseil pontifical des Communications sociales.

“Il arrive parfois que cette critique privilégie uniquement l’esthétique au détriment de l’éthique, constatait le cardinal Poupard. Et au contraire, c’est cette dimension essentielle de la vie - l’éthique, la morale - qui ne doit pas faire défaut dans les considérations que peuvent suggérer les spectateurs éventuels, qui s’attendent aussi à être informés sur de tels aspects, c’est-à-dire sur la qualité des images et leur adéquation à représenter une vision de l’homme, de la femme, de l’amour, du travail, de la souffrance, de la vie, et de la mort, correspondant à la vie réelle des hommes et des femmes de notre temps. Donc, il ne faut pas tromper les spectateurs par des images de sexe ou de violence, mais il faut plutôt offrir à chacun d’eux une petite fenêtre ouverte qui puisse aider chacun à réfléchir sur le mystère de la condition humaine, de l’être créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, qui nous permette de mieux nous connaître nous-même et de nous connaître mieux entre nous et par conséquent de nous soucier de notre avenir qui n’est pas limité à l’horizon du monde”.

Les 29 films projetés contiennent tous un message spirituel, même non-confessionnel, fruit de la saison 2001-2002, à quoi s’ajoutent deux rétrospectives sur Jacques Tati et Vittorio De Sica. Le festival se conclut le 16 décembre avec la remise des Prix Diego Fabbri et Sergio Trasatti.