Visite de Benoît XVI à l'ambassade d'Italie, « symbolique et exemplaire »

Commentaire du directeur de L’Osservatore Romano

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ROME, Mardi 16 décembre 2008 (ZENIT.org) - La visite de Benoît XVI à l'ambassade d'Italie près le Saint-Siège a revêtu un caractère « symbolique et exemplaire », pour le directeur de L'Osservatore Romano, Gian Maria Vian.

Les relations entre le Saint-Siège et l'Italie sont « véritablement exemplaires », écrit-il, et « portent des fruits de bien » (cf. L'Osservatore Romano en français du 16 décembre 2008).

« C'est une visite symbolique et exemplaire que Benoît XVI a accomplie dans un lieu particulier de son diocèse : le Palais Borromeo, riche d'histoire, lié à la famille et à la mémoire de saint Charles, siège de l'ambassade d'Italie près le Saint-Siège », écrit M. Vian avant d'en offrir « trois raisons principales ».

Il cite non seulement le discours pontifical mais aussi ceux du sous-secrétaire M. Gianni Letta, représentant le président du Conseil italien, et du ministre des Affaires étrangères, M. Franco Fratini, à la veille du quatre-vingtième anniversaire des Accords du Latran et du vingt-cinquième anniversaire de l'accord de révision du Concordat.

La première raison, écrit-il, est « la confirmation des rapports excellents entre la République italienne et le Saint-Siège, des relations traditionnellement bonnes scandées au fil du temps par des rencontres importantes et soutenues par des rapports de travail fréquents et efficaces ».

Mais il précise : « Ce n'est pas par hasard que le pape a voulu commencer son discours en mentionnant les trois visites à l'ambassade d'Italie de Pie XII, Paul VI et Jean-Paul II et, immédiatement après, ses rencontres récentes avec le président de la République M. Giorgio Napolitano ».

Il ne s'agit donc « pas seulement de courtoisie », souligne-t-il, en prenant pour témoin  « l'oeuvre commune entre les deux parties » et le « rôle de la représentation diplomatique sous la direction de M. l'ambassadeur Antonio Zanardi Landi ».

La deuxième raison est que « l'entente entre l'Italie et le Saint-Siège » montre, écrit le directeur de L'OR en citant le discours de Benoît XVI, « combien est nécessaire et fructueuse la ‘collaboration entre tous ceux qui partagent les mêmes idéaux de justice, de solidarité et de paix' ».

Il souligne que cette collaboration est « nécessaire dans un moment où, à côté des conflits et des tensions internationales, se multiplient les difficultés sociales dues à une crise économique mondiale très grave et dont le Saint-Siège a pleinement conscience, comme le démontrent ses nombreuses interventions et surtout le message pour la Journée mondiale de la paix, à la fois réaliste et concret ».

La troisième raison de l'importance exemplaire de cette visite est « le rappel que Benoît XVI a fait sur la distinction entre l'Etat et l'Eglise, profondément enracinée dans la tradition chrétienne et que le pape a définie comme ‘un grand progrès de l'humanité' ».

M. Vian souligne le passage du discours du pape où il affirme que « c'est précisément cette caractéristique qui permet à l'Eglise d'être présente dans la société et de déployer au sein de celle-ci une action qui vise à ‘garantir et promouvoir la dignité de la personne et le bien commun' en Italie, naturellement, mais aussi dans le contexte international ».

Mais il cite aussi à ce propos le discours du ministre italien des Affaires étrangères soulignant « l'exigence de défendre partout les droits humains » et rappelant « les interventions de l'Italie en faveur des minorités chrétiennes en Inde et au Proche et Moyen Orient, dans la continuité de ce que M. le président Napolitano avait appelé de ses vœux ».