Visite de l’Institut Nen Déu : Discours de Benoît XVI

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ROME, Dimanche 7 Novembre 2010 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le discours de Benoît XVI lors de sa visite à l'Institut pour enfants malades Nen Déu, situé à Barcelone. A l'occasion de son voyage apostolique en Espagne, le pape a béni ce dimanche la première pierre d'une nouvelle résidence de cet Institut créé en 1892 par Mère Carmen de l'Enfant Jésus González Ramos García Prieto. Béatifiée en 2007, elle est la fondatrice des religieuses franciscaines du Sacré-Cœur.

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En espagnol:

Monsieur le Cardinal Archevêque de Barcelone,

Vénérés Frères dans l'Épiscopat,

Chers prêtres, diacres, religieuses et religieux,

Chères Autorités,

Chers amis,

J'éprouve une grande joie de pouvoir être ici avec vous tous qui formez cette Œuvre sociale de bienfaisance plus que centenaire du Nen Déu (du Divin Enfant). Je remercie pour l'accueil cordial que m'ont réservé, le Cardinal Lluís Martínez Sistach, Archevêque de Barcelone, Sœur Rosario, Supérieure de la Communauté, les enfants Antonio et María del Mar, qui ont pris la parole et tous ceux qui ont si merveilleusement chanté.

En catalan :

J'exprime aussi ma gratitude aux personnes ici présentes, en particulier aux membres du Patronage de l'Œuvre, à la Mère Générale et aux religieuses Franciscaines des Sacrés-Cœurs, aux enfants, aux jeunes et aux adultes accueillis dans cette institution, à leurs parents et à tous leurs proches, ainsi qu'au personnel et aux volontaires qui exercent ici leur travail si méritant.

Je voudrais en même temps manifester ma reconnaissance aux Autorités, les invitant à se dépenser pour que les personnes les plus défavorisées soient toujours rejointes par les services sociaux, et à ceux qui soutiennent de leur aide généreuse des organismes d'assistance d'initiative privée, comme cette École d'éducation spécialisée du Nen Déu. En ces temps où de nombreuses familles affrontent de sérieuses difficultés économiques, nous devons, comme disciples du Christ, multiplier les gestes concrets de solidarité tangible et constante, montrant ainsi que la charité est le signe distinctif de notre condition chrétienne.

En espagnol :

À l'occasion de la dédicace de la Basilique de la Sagrada Familia (Sainte Famille) il a été mis en relief ce matin que l'édifice sacré est signe du véritable sanctuaire de Dieu parmi les hommes. Je voudrais maintenant souligner comment, grâce aux efforts de cette institution ecclésiale et de bien d'autres, - auxquelles s'ajoutera la nouvelle Résidence dont vous avez désiré qu'elle porte le nom du Pape - il est clairement montré que, pour le chrétien, tout homme est un véritable sanctuaire de Dieu, et doit être traité avec le plus grand respect et la plus grande affection, surtout quand il se trouve dans le besoin. L'Église veut ainsi réaliser les paroles du Seigneur dans l'Évangile : « En vérité, je vous le dis : chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait » (Mt 25, 40). Sur cette terre, ces paroles du Christ ont poussé de nombreux fils et filles de l'Église à consacrer leur vie à l'enseignement, aux œuvres de bienfaisance ou au soin des personnes malades et handicapées. Vous inspirant de leur exemple, je vous demande de continuer à secourir les plus petits et les plus nécessiteux, leur donnant le meilleur de vous-mêmes.

Au cours des dernières décennies, les formidables progrès de la santé ont contribué à l'amélioration des soins prodigués aux plus faibles. Ils ont été accompagnés de la conviction croissante de l'importance d'une relation humaine attentive, pour le bon résultat du processus thérapeutique. C'est pourquoi, il est essentiel que les nouveaux développements technologiques dans le domaine médical n'aillent jamais à l'encontre du respect de la vie et de la dignité humaine, de façon que ceux qui souffrent de maladies ou de handicaps psychiques ou physiques puissent toujours recevoir cet amour et ces attentions qui leur permettent de se sentir reconnus comme des personnes dans leurs nécessités concrètes.

Chers enfants et chers jeunes, je prends congé de vous en rendant grâce à Dieu pour vos vies, si précieuses à ses yeux, et en vous assurant que vous occupez une place très importante dans le cœur du Pape. Je prie pour vous tous les jours et je vous demande de m'aider par votre prière à accomplir avec fidélité la mission que le Christ m'a confiée. Je n'omets pas en outre de prier pour ceux qui sont au service des personnes qui souffrent, travaillant inlassablement pour que celles qui portent un handicap puissent occuper leur juste place dans la société et ne soient pas marginalisées à cause de leurs limites. À ce propos, je voudrais reconnaître, de manière particulière, le témoignage fidèle des prêtres et de ceux qui visitent les malades à leur domicile, dans les hôpitaux ou dans d'autres institutions spécialisées. Ils incarnent l'important ministère de la consolation face aux fragilités de notre condition, que l'Église cherche à accomplir avec les sentiments mêmes du bon Samaritain (cf. Lc 10, 29-37).

Par l'intercession de Notre Dame de la Merced et de la bienheureuse Mère Carmen del Niño Jesús, que Dieu vous bénisse, vous tous qui formez la grande famille de cette Œuvre magnifique, ainsi que les personnes qui vous sont chères et celles qui coopèrent avec cette institution ou d'autres semblables. Que la Bénédiction apostolique que je vous accorde de tout cœur à tous, vous soit le gage de tout cela !

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