Visite du cardinal Bertone à l’hôpital pédiatrique du « Bambino Gesù »

Encore aujourd’hui, Jésus nouveau-né a besoin d’amour maternel

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ROME, Mercredi 22 décembre 2010 (ZENIT.org) - Noël doit nous rappeler que le Christ continue à avoir besoin de quelqu'un qui le protège et le défende. C'est ce qu'a affirmé mardi 21 septembre le cardinal secrétaire d'Etat Tarcisio Bertone, à l'occasion de la traditionnelle visite de Noël à la communauté de l'hôpital pédiatrique du « Bambino Gesù » à Rome.

« C'est pour moi un motif de joie particulière d'être ici au milieu de vous, à quelques jours de la célébration du Noël du Seigneur », a affirmé le cardinal dont les propos ont été rapportés par L'Osservatore Romano. « En effet, si Jésus le Fils de Dieu fait homme se rend présent dans chaque cœur et dans chaque maison, il se fait encore plus présent dans ce lieu ».

« Même le nom de l'hôpital, a-t-il continué, évoque la douce figure de Dieu qui s'est fait enfant et il devient alors plus spontané de célébrer ici un Noël authentique. En effet, il est plus facile d'entrevoir, dans le sourire des enfants et même dans les visages marqués par la souffrance, le visage lumineux de l'Enfant de Bethléem venu pour soulager les souffrances de l'humanité et apporter à tous le don du salut et de la paix ».

La naissance de Jésus, a-t-il ajouté, « advient alors que Marie et Joseph sont loin de chez eux pour obéir aux lois des hommes ; elle advient dans une stalle, dans la précarité, dans la pauvreté, mais aussi dans le bonheur lumineux de Marie et dans le bonheur d'adoration de saint Joseph ».

« Combien la reconstruction populaire de la crèche, née de la contemplation du mystère de Noël - a encore affirmé le haut prélat - est suggestive et vraie : s'il n'y a rien dans la grotte où nait Jésus, il y a l'humanité tout entière dans Marie et Joseph, et aussi l'univers tout entier dans ces animaux qui sont là et qui expriment toute la création ».

« Après la naissance, les anges annoncent au monde l'événement de la nuit de Noël, parce que Jésus est né pour être vu, et c'est ainsi qu'arrivent les pasteurs pour voir le visage du Seigneur et contemplent Dieu dans la fragilité humaine, dans la condition impuissante d'un nouveau-né ; ils contemplent la splendeur de la divinité dans le dépouillement le plus total et retournent à leurs troupeaux en remerciant et en louant Dieu, pour ce qu'ils ont vu ».

Cette année aussi, pour ce Noël 2010 Jésus naît et « continue à avoir besoin d'amour maternel, d'une chaleur qui le protège et le défend. Qui accueille le Christ doit l'accueillir ainsi ».

« Ne laissons pas notre société, qui est foudroyée par les lumières dans les maisons et sur les places mais qui ne réussit pas à contempler le Christ, lumière du monde, nous enlever la joie qui vient de la célébration du vrai Noël du Christ », a enfin conclu le cardinal Bertone.