« Youcat », le catéchisme pour les jeunes présenté à Benoît XVI

Une équipe de 50 jeunes a participé à sa rédaction

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ROME, Mercredi 13 avril 2011 (ZENIT.org) - « Youcat », le catéchisme pour les jeunes, a été présenté à Benoît XVI ce matin au terme de l'audience générale, égayée par des « boutons d'or » printaniers : les t-shirt des délégués de l'équipe de 50 jeunes qui ont participé à sa rédaction, avec la supervision du cardinal Schönborn, de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Le pape lui-même a rédigé la préface. Un texte utile aux catéchistes et pour le dialogue avec des non-croyants.

« Youcat » a été présenté en allemand, en anglais, en italien et en polonais, et on attend cette année la publication en 17 langues et en 25 ou 30 l'an prochain : l'édition en chinois est en préparation. Les jeunes de la JMJ de Madrid le trouveront dans leur sac à dos. Il doit être en libairie en français le 21 avril: une co-édition des éditions du Cerf, Bayard, Mame/Fleurus, supervisée par Mgr Michel Dubost, évêque d'Évry-Corbeil-Essonnes.

Les éditeurs français ont préféré corriger l'édition - 30.000 exemplaires - que d'insérer un erratum pour une coquille (une négation qui manquait dans une phrase sur les autres religions) comme a fait l'édition italienne pour une erreur de traduction. Comme le Catéchisme de 1992, des "corrigenda" seront nécessaires pour peaufiner au fur et à mesure des rééditions les traductions de l'original en allemand.

Il y a près de 20 ans, en 1992, le cardinal Christoph Schönborn avait été le rédacteur en chef du Catéchisme de l'Eglise catholique (CEC). Il a été la cheville ouvrière de ce travail qui a pris 6 ans.

Après l'audience générale, « YouCat » a été présenté à la presse au Vatican par le cardinal Schönborn, aujourd'hui archevêque de Vienne, le cardinal Stanislas Rylko, président du Conseil pontifical pour les laïcs, Mgr Rino Fisichella, président du Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation, l'éditeur allemand et promoteur, Bernhard Meuser et le père Federico Lombardi, directeur de la salle de presse du Saint-Siège.

Fait exceptionnel pour un document doctrinal, deux jeunes de l'équipe de rédaction, Isabel Meuser, 22 ans, violoniste, Nikolaus Magnis, séminariste, ont également apporté avec enthousiasme leur témoignage sur l'élaboration de ce « catéchisme » de quelque 300 pages.

Dans sa préface, le pape Benoît XVI invite les jeunes à « étudier » le catéchisme, seuls et ensemble, de constituer des groupes, y compris sur Internet.

De fait, Isabel Meuser souligne qu'elle n'avait aucune notion de ce que pouvait être un catéchisme et avait un a priori sur ce mot rébarbatif, mais que la tâche s'est au contraire révélée très « intéressante ».

Pour Mgr André Dupleix, secrétaire général adjoint de la Conférence des évêques de France, qui, avec Mgr Christophe Dufour, a participé à la présentation à Rome, ce catéchisme « peut être présenté à des non-croyants », étant donné la façon dont les questions et les réponses sont rédigées, de façon « accessible ». Il constitue un « événement » et il sera un instrument essentiel y compris pour la « Nouvelle évangélisation » et pour le travail des évêques de France.

Pour Mgr Dufour, archevêque d'Aix et Arles, et président de la Commission pour la catéchèse et le catéchuménat de la Conférence des évêques de France, « aujourd'hui, les jeunes se posent des questions » et Youcat « entre dans leur manière de présenter le réel ». Il avoue que dans ses rencontres avec les jeunes - terminales, étudiants et jeunes professionnels - il est « bombardé de questions », et qu'ils trouveront là des réponses.

Il sera, souligne-t-il également « précieux pour les catéchistes et les animateurs de la pastorale scolaire », parce que ce n'est pas un texte qui « rebute » et qu'il pourra servir de base à la catéchèse.

C'est un texte qui a été d'avance « très bien reçu » en France, du fait de son langage « accessible » aux jeunes, « simple », « très clair », et qui propose des définitions, mais sans être une « citation » du Catéchisme de l'Eglise catholique (CEC). C'est en quelque sorte une « traduction pour les jeunes » du CEC.

Anita S. Bourdin